Actualités

21 novembre 2020.... Ecoles de Saint Cyr Coetquidan

                               ORDRE DU JOUR N° 14

 

             Elèves officiers de l'école militaire interarmes.

 

       Dans quelques instants, vous serz adoubés et vous recevrez vos sabres.   Je suis extrémement fier de vous et de votre enga-gement.

        Vous allez vivre un de ces moments qui marquent toute une existence.   A  la  beauté de la cérémonie s'ajoutent le sens et le symbole.   Vous êtes au seuil d'une aventure humaine exception-nelle.   Ce soir vous entrez dans la grande famille des officiers de l'armée de terre.

      Soyez  d'abord  des  chefs.   Car  votre  premier devoir est de commander,   mieux,   d'incarner  le  commandement.      A partir d'aujourd'hui,  quand  on  vous  croisera et que l'on vous saluera,  on verra d'abord un chaf, quelle que soit votre fonction.

      Vient  alors  LA  question  que  l'on se pose tout au long de sa carrière:  que  faut-il  pour  être un bon chef?    Tant de réponses sont possibles, mais je vous en propose une que vous avez peut-être déjà entendue.   Pour être un chef, il faut une tête, un coeur et des tripes.    Autrement dit, il faut l'intelligence des compéten-ces, les qualités du coeur et la force de caractère. 

      Par la tête, j'entends cette intelligence qui articule l'ensemble des  compétences  techniques,  tactiques  et  humaines que vous allez  accumuler  tout  au  long  de  votre carrière.   Celles-ci vous permettront  d'analyser une situation, de planifier ou de répondre à un cas de commandement.   Mais il n'y a pas de secret, la com-pétence passe par le  travail.   Chaque  expérience,  aussi minime soit-elle, est un peu comme une brique d'une belle maison.   Prise isolément, elle semble peu utile.   Cette séance de tir de nuit est-elle nécessaire?   Ce  livre  d'histoire  militaire que l'on me recom-mande  mérite-t-il  vraiment  d'être  lu?    Faut-il  s'entrainer une heure de plus? A ce type de questions, répondez toujours OUI et choisissez  le  chemin  de la difficulté car c'est bien l'ensemble qui compte.   Chaque brique a sa place et son importance pour élever la  maison,  chaque  compétence  est  essentielle  pour construire votre autorité.

   Le coeur ensuite.   C'est  la  capacité  que vous aurez à écouter vos  subordonnés,  à  leur  consacrer  du temps, à les reconnaître dans leur dignité.   Soyez  ce  chef que vos hommes viennent voir parce  qu'il  a  toujours  le  mot  juste,  qu'il  motive et qu'il donne envie.  Alors  vous  réussirez  à gagner leur confiance.  Alors vous comprendrez les ressorts profonds de leur engagement et de leur motivation.    L'âme  humaine  est ainsi faite, nos soldats, comme vous, ont soif de considération et de fierté.  Donnez leur les deux, sans  compter,   et  vous  développerez  une  puissante fraternité d'armes. 

      Les tripes,  c'est   votre  force  de caractère, votre volonté de vous engager dans l'incertitude malgré le doute.   Mais la décision est   un  art  difficile  car  nous  disposons  rarement  de  tous  les paramètres au moment de nous lancer.     Il  faut  parfois décider vite  avec tous les yeux rivés sur nous qui expriment les attentes fortes des subordonnés pour leur chef.   Décider implique aussi de savoir choisir les solutions les plus difficiles, celles qui ne sont pas populaires  mais  qui  seules  permettent  d'assurer,  peut-être, le succès de la mission.   Cet esprit  de  décision  prend  racine dans une  profonde  confiance  en  soi qui, elle même, se travaille et se développe.    Profitez  de  votre scolarité à l'EMIA pour consolider cette confiance en vous,  appuyez-vous sur vos cadres, parmi les meilleurs de notre armée.    Vous devez trouver goût à vous jeter dans l'inconnu. Evitez une approche systématiquement défensive et précautionneuse. Bref, osez! Car telle est la clé: pour entraîner nos hommes,  il  faut  savoir  leur insuffler cette confiance que nul ne peut transmettre s'il ne la possède pas lui-même.

   L'intelligence des compétences, les qualités de coeur et la force de  caractère  ne  s'articulent  pas de la même manière selon que vous soyez en garnison ou en opérations, en temps de paix ou en guerre.     A l'instruction et à l'entraînement, les qualités de coeur sont souvent premières.   En temps de paix,  il  s'agit de bâtir des relations  humaines  fondées  sur  la connaissance et la confiance mutuelles.   Il faut souder son unité. Viennent ensuite les compé-tences, nécessaires pour planifier et conduire la formation de nos soldats.    Au  quartier, la force de caractère est importante car il faut  gérer  des  situations  de  commandement  parfois  difficiles, donner  du  sens  au quotidien.    Mais cette vertu vient probable-ment  après  les qualités de coeur et l'intelligence des compéten-ces.

 En revanche, cette hiérarchie des qualités s'inverse en opération et  encore  plus  sûrement  au combat.   Le chef doit d'abord faire preuve d'une ferme volonté et d'une vraie force de caractère.  La pédagogie  du temps de paix laisse la place à l'extrème exigence, voire la rudesse du temps de guerre.     Le combat est d'abord un affrontement   des  volontés:  la  vôtre  doit  s'imposer  à celle de votre ennemi .  Ce sont ensuite les compétences qui sont absolu-ment nécessaires pour planifier une mission et manoeuvrer intel-ligemment.

Vous le comprenez au feu, les qualités de coeur cèdent la place....

  Soyez ensuite les serviteurs de votre pays. Comme vos anciens de Cherchell,  faites  bien  votre  métier, en toutes circonstances, sans état d'âme. Il n'y a pas de grande ou de petite mission, il n'y a que la mission.    Pour celà, soyez désintéressés et acceptez les contraintes  de  service  sans  chercher  les  bénéfices  que  vous tirerez de vos actions.     C'est un effort d'autant plus difficile que notre époque nous pousse souvent à faire l'inverse. L'officier a le goût  du  travail  bien  fait  et  le transmet à ses hommes.    Car le courage  n'est  pas  que  physique,  il  est  aussi intellectuel, dans cette  compréhension  de  la mission au service de notre pays qui est notre raison d'être.

     Enfin, soyez des enthousiastes!   Et  pour être enthousiaste, il faut "y croire".  Croire  en  notre  pays,  à  notre défense, à notre armée,  à  la  justesse  de  notre  cause,  à  nos subordonnés et à notre jeunesse. Croire inteligemment et avec discernement, sans méconnaître  les  difficultés  et  les  obstacles,  mais  en  ayant la farouche volonté d'y apporter des solutons et de les dépasser.         C'est la condition pour tirer nos soldats vers le haut.

   Chers  élèves  officiers,  vous  ne  vous êtes pas trompés. Vous allez vivre d'immenses satisfactions.   Vous avez choisi un métier passionnant, au coeur de la richesse humaine.

   Et quand vous traverserez des moments plus difficiles au cours de votre carrière, revenez toujours puiser aux sources de votre choix d'aujourd'hui.   

  Rappelez-vous cette soirée d'automne où vous receviez votre sabre.

  Rappelez-vous ce jour où vous devenus officiers.

 

        Allocution du Chef d'Etat Major de l'Armée de Terre, le général

 Thierry BURKHARD à l'occasion du baptême de la 60ème promotion

             de l'EMIA à L'école Miliataire de Saint Cyr Qoêtquidan

 

  

    

 

 

ASSEMBLEE GENERALE 2019

   Elle s'est déroulée dans le cadre exceptionnel de la Grande Garenne, à Neuvy sur Barangeon, comme il y a déjà 4 ans.....

   Malgré une météo récalcitrante, il a été procédé à un dépôt de gerbe et à la traditionnelle cérémonie aux couleurs, devant une centaine d'anciens EOR et leurs épouses....

 

 Nos camarades Michel ROGOVITZ et Yves SALOM en action....

Italo DEI TOS et notre emblème, toujours présent!

  Dès le début de l'après midi, notre Président, Paul TEIL, a ouvert la séance en priant notre ami Yves SALOM de prononcer l'hommage à nos 42 camarades disparus au cours de cette année, une minute de silence étant observée aussitôt après.

  Après que Paul TEIL ait présenté son rapport moral, ce fut au tour de notre trésorier, Henri ESNAULT de faire état du bilan financier de notre association. Bilan dont Christian DAGONET, vérificateur aux comptes , en a approuvé la tenue rigoureuse. Puis, Maurice RAISONNIER, secrétaire général, fit le bilan de son action, insistant sur le fait que nous ayons de plus en plus de difficultés à maintenir les relations avec nos adhérents, beaucoup ne répondant plus à nos appels....

  Le quitus fut donné à ces trois présentations.

   7 membres de notre conseil d'administration arrivant au terme de leur mandat, il fut procédé à leur réélection, adoptée à l'unanimité.

  Daniel COURTOIS, démissionnaire du poste de Chancelier qu'il occupait depuis la création de l'ANCCORE, c'est Christian DAGONET qui est proposé pour le remplacer. Un vote à main levée a donc confirmé son élection, votée à l'unanimité.

  Après quelques questions diverses, ce fut le temps de passer à table où la réputation de la Grande Garenne ne fut pas démentie, le "Chant des Africains" cloturant cette magnifique prestation.

 Pour terminer cette belle journée de retrouvailles et de travail, ce fut  en salle de cinéma que fut projeté le film tourné à l'occasion de l'inauguration de notre mémorial, le 13 juin dernier à Draguignan.

 

En plein travail.....

11 NOVEMBRE A L'ARC DE TRIOMPHE

A l'invitation du CNE , dont l'Anccore fait partie, nous étions invités aux cérémonies du Centenaire à l'Arc de Triomphe.

Si maurice RAISONNIER, secrétaire général a pu bénéficier d'une place assise en tribune 4.....

notre porte drapeau, Italo DEI TOSS, n'a pu que supporter une pluie fine et pénétrante pendant plus de 3 heures.....

ce qui ne l'a pas empéché de poser avec notre drapeau devant le célèbre monument...(photo en page d'accueil)

C'était en 2017.....!

Vous remarquerez sur cette photo une dame âgée de 93 ans,  foulard rouge, qui en réalité est l'écharpe de Grand Croix de la Légion d'Honneur,  cette dame étant Madame Geneviève de GALLARD, l'Ange de Dien Bien Phu. Elle a gentiment accepté de me recevoir prochaine-ment afin de réaliser un reportage pour Citadelle.....

Le temps passant très vite, ce fut bientôt la visite du Chef de l'Etat qui avait entamé sa tournée des poignées de main. Arrivant à notre hauteur, après avoir salué Mme de GALLARD, il a manifesté sa surprise en reconnaissant M. CHEVENEMENT:

" Mais qu'est ce que vous faites là "

La réponse fut savoureuse:

" Je suis là car je suis un ancien de CHERCHELL..."

 Ce fut ensuite le bain de foule parmi nos EOR qui ont remercié le président de cette invitation, largement relayée par BFM TV.

DEVOILEMENT DE NOTRE PLAQUE AUX INVALIDES, LE 20 OCTOBRE 2012:

C'est le Général Hervé CHARPENTIER, Gouverneur Général de Paris qui nous a reçu dans la galerie supérieure ceinturant la cour d'Honneur de l'Hôtel des Invalides.

Un clairon et un tambour étaient là, fort appréciés lors de la sonnerie aux Morts.

Après le dépot d'une gerbe et une minute de silence,  notre Président, Paul TEIL, a remercié le Général et ensemble, ont dévoilé la plaque commémorative des Morts pour la France de l'Ecole de Cherchell, apposée juste en face de l'escalier d'accès à la galerie .

Le Général a pris alors la parole pour nous dire, sans discours préparé, mais du fond du coeur, ce qu'il pensait de ces EOR qui ont fait l'Histoire et qui lui ont servi de modèles tout au long de ses missions d'instruction. Gros moment d'émotion car nous avons tous senti que ce n'était pas un Général "lambda" que nous avions en face de nous, mais un compagnon d'armes. On aurait même pu croire qu'il avait "fait" Cherchell.....!

La cérémonie a pris fin après une retentissante Marseillaise qui a fait vibrer ces murs ancestraux...

Merci mon Général pour cette belle manifestation.

8 OCTOBRE 2010

Hommage National de la Nation  

 

   Journée mémorable que ce 8 Octobre 2010......

 Beaucoup de monde à l'Hotel des Invalides où à eu lieu ce jour là l'hommage de la Nation à l'Ecole Militaire d'Infanterie de Cherchell, sous le haut patronage d'Hubert FALCO, Secrétaire d'Etat à la Défense et aux Anciens Combattants et présidée par le Général CEMAT, Elrick IRASTORZA.

Cette hommage a débuté par une cérémonie en la Cathédrale Saint Louis, concélébrée par Monseigneur Luc RAVEL, évèque aux armées, l'Abbé REBOTIER, Recteur de la Cathédrale et trois anciens EOR entrés dans les ordres: Père François de GAULLE  (Pères Blancs), Père Yannick LALLEMAND ( Aumônier Légion étrangère et ancien de Cherchell ) et père AFCHAIN.

     De 1942 à 1962,  l'Ecole a formé 26000 cadres à l'Armée d'Afrique. Raison pour laquelle les unités porteuses des traditions sont toutes présentes à l'hommage de la Nation, ce 8 Octobre 2010: Nouba du 1er RT,, drapeaux de l'EI et de l'EMIC, 1erRT, 1er Spahis et un détachement d'officiers de l'EI.

    

 

     De nombreux discours ont été prononcés, qu'il serait difficile de traduire ici, je ne  retiendrais que le dernier paragrahe du message de monsieur Hubert FALCO, lu par   le Général IRASTORZA:

    " Vous êtes la semence des héros dont la France d'aujourd'hui et de demain a       besoin pour être elle-même. Vous avez illustré cette maxime de Thucydide" le secret du bonheur, c'est la liberté. Le secret de la liberté, c'est le courage".

       Recevez donc aujourd'hui l'hommage de notre pays." 

 

       Cette journée s'est terminée par un repas servi dans les salons de l'Ecole Militaire où tous les participants ont pu apprécier la convivialité de ces moments d'intense émotion, de ces retrouvailles amicales qui font la force de notre association.